Publication du 3ème Plan Cancer 2014-2019

 

Le Président de la République, François Hollande, a dévoilé, mardi 4 février 2014, un nouveau plan cancer que nous mettons à votre disposition :

 20140203-Plan-cancer-2014-2019.pdf (application/octet-stream 1.31 mb)

 

Introduction du discours présidentiel (accessible en intégralité en cliquant ici) :

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Mesdames les ministres,

Madame la présidente de l’Institut national contre le cancer,

Mesdames, Messieurs les Directeurs d’organismes,

Mesdames, Messieurs,

La lutte contre le cancer est l’une des grandes causes qui fédère, qui rassemble, au-delà des sensibilités, des clivages, des alternances. Et comment pourrait-il en être autrement ? Chaque année, 150 000 personnes meurent du cancer, 350 000 apprennent qu’elles en sont atteintes. Cinq millions de familles en France sont concernées, ou l’ont été, par la maladie. Et le cancer reste encore la première cause de mortalité.

Derrière la sécheresse de ces chiffres, l’anonymat de ces statistiques, ce sont des vies qui tout à coup basculent, la nôtre peut-être un jour, celle d’un parent, d’un ami, d’un proche, et c’est pourquoi la lutte contre le cancer est une réalité désormais vécue par tous. C’est donc assez légitimement qu’elle est devenue aussi, depuis une décennie, une politique partagée par tous.

Et l’illustration qui peut en être donnée, c’est justement le Plan Cancer. Le premier de ces plans, en 2003, a posé les fondations d’une politique globale, en créant l’INCa. Je veux ici saluer sa présidente, Agnès BUZYN, et au-delà d’elle, toutes les équipes qui se sont succédées depuis la création de l’institut. Ce plan, le premier, a généralisé le dépistage de deux cancers. Il a déjà alerté sur le risque du tabac et il a donné une impulsion à la recherche. Le deuxième plan, en 2009, a intégré les critères de qualité dans la certification des établissements. Il a soutenu les innovations et développé les essais thérapeutiques.

Il a été décidé de créer un troisième plan. C’est celui dont nous allons aujourd’hui, non pas débattre des conclusions, mais présenter les orientations. Le mérite de ces travaux, de ces plans successifs, a été de créer une communauté – la vôtre -, de professionnels, de militants, de bénévoles, réunie autour des malades et de leurs proches et qui œuvre chaque jour pour apaiser les souffrances, les douleurs, et guérir.

Je remercie ici toute cette communauté, et plus particulièrement la Ligue contre le cancer et la Fondation ARC, pour le travail remarquable que ces associations accomplissent. Après dix ans d’efforts, les résultats sont là. Grâce à la recherche, grâce à la médecine, la preuve a été faite qu’il était possible de guérir du cancer, puisque désormais, c’est le cas d’un malade sur deux, et c’est un facteur considérable d’espoir. Mais ces progrès, incontestables, ne doivent pas dissimuler la dure réalité : le nombre des personnes atteintes de cancers continue d’augmenter et les inégalités entre les Français s’aggravent. Ainsi le risque de mourir d’un cancer entre 30 et 65 ans est deux fois plus élevé chez les ouvriers que chez les cadres.

Ces inégalités concernent aussi bien le dépistage, l’accès aux traitements, la vie pendant et après le cancer et l’exposition aux risques. Ces inégalités sont sociales, elles sont générationnelles, elles sont aussi territoriales. C’est pourquoi ce troisième plan sur la lutte contre le cancer s’est fixé comme objectif et comme ambition de donner les mêmes chances à tous, partout en France, pour guérir du cancer.

Je veux remercier le professeur Jean-Paul VERNANT, qui a coordonné la préparation de ce plan, et toutes les équipes qui l’ont entouré. La présentation aujourd’hui de ce plan nous engage, engage les pouvoirs publics, engage tous les acteurs de l’action contre le cancer.

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